Emplois aberrants de quelques prépositions dans le français des acadiens

Authors

  • Pierre Gérin Mount Saint Vincent University

Abstract

Un des signes révélateurs très sûrs de l'origine acadienne d'un texte prétendument écrit en français commun est l’emploi aberrant de certaines prépositions. On remarqera d’abord des anglicismes ou américanismes plus ou moins voyants (du à, à part de, pour pour "pendant", par pour "sur" dans l'expression des mesures; des constructions du genre de consister dedemander pour dépendre sur). On relèvera ensuite des formes devenues adverbiales dans le français commun encore employées ici comme prépositions, entre autres dessous, des constructions plus ou moins archaïques outre Atlantique (vis-à-vis sans "de", à exprimant la possession et particulièrement la filiation, à chaque et à tous les avec un mot exprimant le temps, aimer de, encourager de, inviter de). L'éventuelle reprise des prépositions à et de après et et ou ne se fait pas toujours ici comme en Europe. Après et et ou, souvent les prépositions à et de ne sont pas reprises et la contraction éventuelle de l'article ne se fait pas nécessairement; ou encore diverses prépositions peuvent être remplacées par de. En Acadie, le système prépositionnel a gardé de l'époque préclassique (et même de l'époque classique) de nombreuses constructions devenues archaïques en Europe. Mais son instabilité a sans doute favorisé l'intrusion de plusieurs anglicismes.

Published

1984-06-06

How to Cite

Gérin, P. (1984). Emplois aberrants de quelques prépositions dans le français des acadiens. Papers from the Annual Meetings of the Atlantic Provinces Linguistic Association (PAMAPLA) ACTES DES COLLOQUES ANNUELS DE L’ASSOCIATION DE LINGUISTIQUE DES PROVINCES ATLANTIQUES (ACAALPA)., 7, 39–54. Retrieved from https://conferences.lib.unb.ca/index.php/pamapla/article/view/480

Conference Proceedings Volume

Section

French Studies/Etudes françaises